Second tour: pas encore gagné.

Il ne faut pas commettre l’erreur de Hillary Clinton, qui a gagné tous les sondages, tous les débats, mais n’a pas compté avec l’indolence et l’abstention, le manque d’importance accordée par les électeurs qui ne se rendent compte que trop tard du coût d’avoir un clown comme président.

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Triste clown.

 

Il faut marteler et montrer Le Pen pour ce qu’elle est: un grand vide. Elle n’a pas de programme, aucune idée de comment gouverner, et encore moins de comment changer. Et tout ça, au delà de vouloir diviser et faire appel aux pires ressentiments. On ne peut pas perdre une élection par politesse.

Il faut faire appel à tous, mais pas comme une masse homogène, appel à la raison mais aussi à l’image de soi même: quelle France voulez vous? La France fière de l’égalité, la liberté, la fraternité, ou la France des nuls? La grande majorité des électeurs peut encore voir la raison, même si les fachos et les ayatollahs de la gauche ne peuvent pas. Entrer en lice peut paraître malsain, mais c’est nécéssaire; le défi consiste à ne pas être capturé par le jeu politique, qu’il ne vous transforme pas dans un politicien typique.

Le fait que les journaux prétendent comparer le programme de le Pen en dit long sur leurs propres carences: c’est lui conférer un statut qu’elle ne mérite pas; vouloir changer ça ne veut pas dire accepter les nullités et les mensonges.

Le changement politique doit être pour de vrai, se séparer des partis politiques traditionnels est un très bon premier pas. Les règles du jeu politique doivent être changées, pour prévenir que les gagnants soient les pires, et s’assurer que les électeurs redeviennent les propriétaires du système, avec les politiciens à leur service.

Même si des individus du vieux système pourri appellent à voter Macron pour contrer le FN, ça ne peut pas dire que les choses retournent à la normale, il faut savoir se démarquer de l’ancien régime.

Le changement économique doit aussi être pour de vrai, même si les solutions prendront du courage et du temps pour les formuler. Il s’agit en partie de libérer les resources des consommateurs, qui peuvent participer dans le design et même être copropriétaires des produits qu’ils achètent, avec des avantages clairs pour les entreprises: moins de risque, moindres coûts d’inventaire, moindre gaspillage donc moindre coût écologique. C’est le vrai sens de la toile, bien au delà du numérique et des start ups à la con de Silicon Valley.

La nature même des entreprises va changer, au sens mutualiste où tout le monde est travailleur et propriétaire, et avec des réseaux de professionnels indépendants qui s’organisent pour satisfaire une demande; pour combler finalement le grand vide des petites et moyennes entreprises en France. La fiscalisation doit s’adapter pour minimiser la charge administrative, mais aussi pour renforcer le contrat social: vous payez vos impôts, voici ce que vous recevez en échange, voici ce que votre représentant fait; et s’il ne fait fait pas son travail, il y aura des conséquences précises et immédiates. Tout ceci est bien loin du capitalisme de connivence et de l’étatisme, seule excuse et fausse solution de l’anticapitalisme à la con.

Ces solutions doivent atteindre et être appréciées par les individus, et pas seulement au niveau macro économique, avec des résultats monétaires mais aussi au niveau des attentes, que ce soit en certitude, contrôle sur notre propre destin, identité, sens de la justice, ou prestige social.

 

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