Macron’s victory in the context of Brexit

Macron’s victory in the context of broken politics: an opportunity for much needed democratic change.

First, a definition: Brexit, unexpected act of collective stupidity. Who benefits economically from Brexit? No one. “Get our country back” is code for bigotry, while for others it was a protest vote. Example: “we voted so no other EU fishermen can use our waters”; and no EU consumers will now buy your fish. In the best scenario the UK could negotiate its way back to its previous status, but without any votes on EU policy. Own goal by team UK.

The citizens might have been duped, but who had the genius idea of proposing the referendum in the first place? Politicians who though it would make them more popular, even at the risk of a national disaster; they don’t even seem to have prepared for the possibility of winning the referendum. And this coming from the Tories, the party of austerity in a recession, the single most stupid thing you could do, with negative consequences for millions.

But then, where’s the opposition? Nowhere to be seen; Brexit is fine for Labour, more interested in postures and internal squabbles than the future of the country. The Lib Dems were long out of the picture, having foolishly tied themselves to the Tories in the coalition. Broken politics in the UK has a specific meaning: none of the traditional parties represent the national interest. If no one represents the UK’s interests, why would Scots remain?

It is in this context that Macron’s victory shows the way: however difficult it may seem, the only way forward is to replace the existing parties with something new and credible. Traditional parties in the UK have been engaging in light populism with terrible consequences, while France faced the prospect of something more direct and even nastier, full on populism, against which its traditional parties have been powerless. It is still early days to tell which way the Macron presidency will turn, but the very first step was bold and necessary: a movement of citizens.

The enemy has been unmasked, faced with populism citizens need to rally, never mind the old nonsense of right and left. Alas no such solution can be glimpsed for the UK in the foreseeable future. Cool headed France shows the way, while hysterical GB can only hobble on and grumble. Plus ça change?

Second tour: pas encore gagné.

Il ne faut pas commettre l’erreur de Hillary Clinton, qui a gagné tous les sondages, tous les débats, mais n’a pas compté avec l’indolence et l’abstention, le manque d’importance accordée par les électeurs qui ne se rendent compte que trop tard du coût d’avoir un clown comme président.

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Triste clown.

 

Il faut marteler et montrer Le Pen pour ce qu’elle est: un grand vide. Elle n’a pas de programme, aucune idée de comment gouverner, et encore moins de comment changer. Et tout ça, au delà de vouloir diviser et faire appel aux pires ressentiments. On ne peut pas perdre une élection par politesse.

Il faut faire appel à tous, mais pas comme une masse homogène, appel à la raison mais aussi à l’image de soi même: quelle France voulez vous? La France fière de l’égalité, la liberté, la fraternité, ou la France des nuls? La grande majorité des électeurs peut encore voir la raison, même si les fachos et les ayatollahs de la gauche ne peuvent pas. Entrer en lice peut paraître malsain, mais c’est nécéssaire; le défi consiste à ne pas être capturé par le jeu politique, qu’il ne vous transforme pas dans un politicien typique.

Le fait que les journaux prétendent comparer le programme de le Pen en dit long sur leurs propres carences: c’est lui conférer un statut qu’elle ne mérite pas; vouloir changer ça ne veut pas dire accepter les nullités et les mensonges.

Le changement politique doit être pour de vrai, se séparer des partis politiques traditionnels est un très bon premier pas. Les règles du jeu politique doivent être changées, pour prévenir que les gagnants soient les pires, et s’assurer que les électeurs redeviennent les propriétaires du système, avec les politiciens à leur service.

Même si des individus du vieux système pourri appellent à voter Macron pour contrer le FN, ça ne peut pas dire que les choses retournent à la normale, il faut savoir se démarquer de l’ancien régime.

Le changement économique doit aussi être pour de vrai, même si les solutions prendront du courage et du temps pour les formuler. Il s’agit en partie de libérer les resources des consommateurs, qui peuvent participer dans le design et même être copropriétaires des produits qu’ils achètent, avec des avantages clairs pour les entreprises: moins de risque, moindres coûts d’inventaire, moindre gaspillage donc moindre coût écologique. C’est le vrai sens de la toile, bien au delà du numérique et des start ups à la con de Silicon Valley.

La nature même des entreprises va changer, au sens mutualiste où tout le monde est travailleur et propriétaire, et avec des réseaux de professionnels indépendants qui s’organisent pour satisfaire une demande; pour combler finalement le grand vide des petites et moyennes entreprises en France. La fiscalisation doit s’adapter pour minimiser la charge administrative, mais aussi pour renforcer le contrat social: vous payez vos impôts, voici ce que vous recevez en échange, voici ce que votre représentant fait; et s’il ne fait fait pas son travail, il y aura des conséquences précises et immédiates. Tout ceci est bien loin du capitalisme de connivence et de l’étatisme, seule excuse et fausse solution de l’anticapitalisme à la con.

Ces solutions doivent atteindre et être appréciées par les individus, et pas seulement au niveau macro économique, avec des résultats monétaires mais aussi au niveau des attentes, que ce soit en certitude, contrôle sur notre propre destin, identité, sens de la justice, ou prestige social.

 

L’enjeu de l’élection en France

Le système politique et économique en France est à bout de souffle, comme dans la plupart des pays. La raison et l’espoir ne sont plus suffisants face à l’abstention et des politiciens qui ne peuvent plus que mentir. On vous manipule de l’éxterieur (Poutine) pour inciter la rage comme mode de vie: tous vos problèmes, c’est la faute aux autres. Que faire?

John Oliver implore les français à ne pas commettre la même bêtise qu'eux.

Au delà de la rigolade

L’abstention comme mode de proteste ne marche pas: il faut changer le système et s’abstenir produit un vote implicite non désiré. Si vous vous abstenez vous ne pouvez pas vous plaindre: c’est aussi votre faute que les choses ne changent pas.

Les fachos: Pur produit d’un système pourri. Promettre tout et n’importe quoi, en vociférant. Emploi, sécurité: Aucune solution sérieuse, la faute de tout c’est les autres. Mais le résultat, nous le connaissons: la dérive aux États Unis et au Brexit, les dictatures. Ils ne peuvent gagner que si l’abstention est forte. Ils ne peuvent représenter que les ressentiments, la haine, la défaite.

Macron. La France a produit une alternative dont le Royaume Uni et les États Unis ont grand besoin, mais n’ont même pas à l’horizon: remplacer les partis traditionnels, qui ne marchent plus depuis longtemps. C’est déjà un gros travail et une belle surprise. Il reste beaucoup à faire et il faut s’assurer que Macron aille jusqu’au bout mais c’est un très bon premier pas. Il serait bon qu’il comprenne le dégoût que suscitent les banquiers, mais une profession ce n’est pas une raison de discriminer. Le seul problème c’est qu’il manque plus de fermeté face aux vociférations stupides des populistes.

Fillon, victime de ses mêmes fausses postures puritaines, capable d’entrer dans le jeu du populisme pour quelques votes. La face d’un système nul et ridicule.

Hamon, ah bon? Il est encore là? L’autre parfaite incarnation d’un système crevé, monsieur tout le monde et personne. Ne serait il utile que comme contrepoids aux ayatollahs de la gauche, mais il ne peut même pas faire ça.

Mélenchon: l’anticapitalisme à la con, le petit sourire satisfait de celui qui parle au petit groupe de convaincus. Promesses vides garnies de vide moral: la débâcle Chavez? C’est bon! Poutine? Pas de problème!

Le capitalisme est il en crise? Évidemment! Mais l’étatisation n’est pas la solution, suivant! Si vous n’apportez pas de vraies solutions vous faites partie du problème. Ça serait comique si ce n’était pas si tragique, à l’époque où les travailleurs ont l’occasion unique de s’émanciper, de ne plus travailler pour quelqu’un d’autre mais pour eux mêmes, avec d’autres travailleurs libres: la vieille gauche puante veut les maintenir soumis comme ouvriers exploités.

Le choix est pour une fois étrangement clair: quelqu’un a travaillé pour changer le système, vous êtes pour ce premier pas nécessaire avec Macron ou vous restez avec le système que vous avez: à vous de choisir!

How populists beat the traditional left.

Or why “workers” vote for populists, leaving the left in the dust. A Fillon vs Le Pen second round would be a right vs left confrontation, with Le Pen representing the left (H De Bodinat, Challenges.fr).

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– We used to be despised for being fascist rednecks with racist and reactionary ideas…   – But since we vote FN we are respected as poor lost voters victims of life’s harshness. (via pcf84danielecasanova.fr )

Say anything to please voters, whether it makes any sense or not. The left’s ideology (or the right’s for that matter) is only a nuisance, better to be free of any coherence to promise what they want to hear. It’s globalization’s fault! It’s the immigrant’s fault! Doesn’t matter, it’s anyone but the poor chouchou voter’s fault. Want the sky to be pink? We’ll make it so, and made in France / the US / Brexit too.

Be angry, as any good representative of angry mobs should, and vociferous: I am one of you, angry people! We need action! We will take our country back! Even if none of that means anything, and even if that trick has been played on you before (by Sarko).

Because there’s a vacuum that needs to be filled, in this case Macron is too docile and vague, Valls is another Hollande type grey bureaucrat, the ecologists are irrelevant and Mélenchon is another left wing ayatollah completely divorced from reality. The left in France has no solutions, is hampered by compromises; the right doesn’t mean much except in opposition to the left, and is thus stronger after weak sauce Hollande.

So the “sane” choice will be right wing light populist Fillon, sure of his values about order, morality and free enterprise; none of which solves anything, but would be preferable to le monde à l’envers, a Le Pen representing workers.

The interesting thing would be for Macron to realize these three steps and take action accordingly:

Appeal to self esteem and national honour: We are better than this; oh and in passing we are better than unitestaters, italians, and brexiters: that should clinch it.

Be just as angry while denouncing the other’s stupidity: we want our country back!

Fill the vacuum, present yourself as the one choice to break the stalemate: the old ways aren’t working, let’s try something new that makes sense and has a direct impact on the bottom line for each voter: employment, security, a sense of autonomy and fulfillment. Big tasks for a big job.

 

The age of stupidity: the Italian chapter.

Italians voted no to reform; because they dislike Renzi; because they didn’t want him to have more power; because they wanted to protest; because they woke up on the wrong side of the bed. Because just as Brits and Unitedstaters before them, they would rather vote for their pet issues than for what their country desperately needs.

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Except this time it wasn’t the captain’s fault. (Costa Concordia via The Atlantic).

Perhaps Renzi could have sold it better, perhaps he should have taken it easier; but then he knows reform is urgent, and simply wasn’t prepared for the level of stupidity so many other countries have fallen for.

What follows? More of the same: governments that last on average a little more than a year; an economy in dire straits; unemployment; whole cities in the hands of the mafia; a feeling that Italy isn’t really part of the EU.

In general this is a problem democracies everywhere must solve.

Is it the EU’s fault? Time for more hand wringing? Or time to undo the tendency, and ask people small issues which cannot be construed to be anything else.